SOS precari scuola – SOS from temporary school workers – Sos des enseignants précaires – SOS docentes precarios de la escuela publica

SOS precari scuola

L’associazione Coordinamento Nazionale TFA nasce dalla necessità di alcuni precari della scuola pubblica, abilitatisi alla professione dell’insegnamento attraverso un percorso a numero chiuso, arduo e altamente selettivo, denominato Tirocinio Formativo Attivo (TFA appunto), di vedere tutelata la propria professionalità in un contesto mutevole e tendente a privilegiare la gerontocrazia sul merito.

Tra gli scopi dell’associazione, il primo, quello che guida le nostre scelte in ogni azione, è racchiuso dalla parola aequitas e trova la sua più perfetta espressione nell’art. 3 della costituzione italiana. In un momento storico in cui si vive un generale appiattimento, tra l’altro verso il basso, la nostra associazione chiede che vengano esaltate le singole peculiarità a vantaggio non solo della scuola, nel nostro caso, ma della società civile tutta che solo facendo leva sulle migliori capacità di ciascuno può sperare di risollevarsi.

La firma che chiediamo in questa occasione, è una firma che ha lo scopo primario di ribadire come nessuno possa vivere impunemente sulle spalle degli altri, tantomeno lo Stato su quelle dei suoi cittadini.

SOS from temporary school workers

The Association Coordinamento Nazionale TFA was born from the need of a group of teachers of the State School, with a temporary contract, all certified teachers through a limited enrolment course, both hard and highly selective, called T.F.A. (acronym for Active Training Internship). The mission is the defence of our professionalism in a ever-changing environment tending to put age first rather than value.

Among the aims of the association the first, guiding all the others, is to be found in the word aequitas and has its best expression in the 3rd article of the Italian constitution. In a age of a general levelling downward, our association is asking to highlight the peculiarities in favour of both the school and the whole community. Indeed a community can only hope to improve as far as it invests in the best qualities of each member.

The signature we are asking in this specific occasion aims mainly to state firmly that nobody can take advantage of others with impunity, not even the State with its own citizens.

Sos des enseignants précaires

L’Associazione Coordinamento Nazionale TFA nait de l’exigence d’une partie d’enseignants précaires de l’école publique, qui ont obtenu leur habilitation à travers un parcours d’entrainement soumis à une limitation du nombre de places disponibles, extrêmement difficile et sélectif, nommé Tirocinio Formativo Attivo (Apprentissage Formatif Actif – TFA), de sauvegarder leur professionnalité dans un cadre changeant qui tend à privilégier la gérontocratie en dépit du mérite.

Parmi les buts de cette association, le plus important, celui qui guide nos choix dans toutes les actions, est renfermé dans le mot aequitas et trouve son expression la plus haute dans l’article 3 de la Constitution italienne.  A une époque où l’on vit dans un nivellement général, par le bas, notre association demande que toutes les spécificités soient exaltées  au profit  de l’école, en ce qui nous concerne, mais aussi bien que de la société civile tout entière, qui seulement en s’appuyant sur les meilleures capacités de chacun peut espérer se relever.

La signature que nous vous demandons à cette occasion a pour son but principal de réaffirmer comment personne ne peut profiter impunément du travail des autres, et surtout pas l’État de ses citoyens.

SOS docentes precarios de la escuela publica

Nacional Coordinador Asociación TFA nació de la necesidad de algunos docentes precarios de la escuela publica, habilitados a la profesión de la enseñanza a través de una limitada, difícil y altamente selectivo, llamado Tirocinio Formativo Attivo (TFA), que quiete ver protegido su profesionalismo en un contexto cambiante y que tiende a favorecer la gerontocracia en el mérito.

Entre las finalidades de la asociación, la primera, lo que guía nuestras opciones en cada acción, està incluida por la palabra “aequitas” y encuentra su expresión más perfecta en el articulo 3 de la Constitución italiana. En un momento histórico en el que vivimos un aplanamiento general, entre otras cosas, nuestra asociación exige mayor beneficios no sólo las peculiaridades de la escuela, en nuestro caso, sino también para la sociedad civil, la que sólo puede esperar recuperarse aprovechando las mejores capacidades de cada uno.

La firma que pedimos en esta ocasión, es una firma que tiene el propósito principal de reafirmar cómo alguien puede vivir impunemente a costillas de los demás, ni mucho menos el Estado a los de sus ciudadanos.

 

https://petiport.secure.europarl.europa.eu/petitions/it/petition/content/0024%252F2016/html/Petizione-n.-0024%252F2016%252C-presentata-da-Alessandro-Viti%252C-cittadino-italiano%252C-sulla-riforma-della-scuola-in-Italia-e-sul-rispetto-della-direttiva-1990%252F70?

 

Le sprint des professeurs d’Italien

(préface de Rosalba Applauso)

Le 9 juillet 2015, la loi de réforme du système scolaire italien est enfin approuvée au Sénat, malgré la protestation des enseignants et des étudiants et les divisions à l’intérieur de la majorité du gouvernement. Il s’agit d’une réforme, définie par les experts comme la mise en œuvre de l’idée d’école néolibérale et entrepreneuriale de style Berlusconien. La « Buona Scuola » envisage toute une série de changements dont les principaux sont :  améliorer la qualité de l’enseignement en favorisant l’avancement au mérite, plus de latitude aux directeurs d’établissement pour recruter et gérer la carrière des enseignants, un allégement de la fiscalité des établissements privés et des changements dans la façon de recruter les enseignants. En ce qui concerne le recrutement des professeurs, sur lequel l’article qui suit se concentre, M. Renzi avait annoncé un plan d’emploi en CDI de 148 000 enseignants précaires faisant partie des « listes de contractuels déjà habilités » (formées par ces professeurs habilités jusqu’en 2008) et un concours pour tous les titulaires d’une habilitation, bien que certains d’entre eux, les titulaires du Tirocinio Formativo Attivo – Apprentissage formatif actif avaient déjà passé un concours. Ce dernier prévoyait 3 sélections : un test à choix multiple à caractère national, un examen écrit et un examen oral, nécessaires pour être admis à une année de cours de formation, après laquelle, ces candidats qui auraient été reçus aux examens pendant les cours, au stage de 400 heures en établissement et à l’examen final (discussion sur un mémoire relatif au stage en établissement et présentation d’une leçon dont le sujet avait été tiré au sort 24 heures auparavant) en présence d’un jury composé des enseignants des cours et d’un cadre du ministère de l’éducation, ces candidats donc, auraient obtenu le certificat d’aptitude à l’enseignement. Cependant, M. Renzi et le Ministre de l’Éducation, qui avaient parlé de dialogue et de consultations avec le monde de l’Ecole à plusieurs reprises, ont fait semblant d’écouter mais ils ont obligé ces professeurs à passer un autre concours pour devenir titulaires. Un concours qui était bien loin d’être rigoureux et de sélectionner les meilleurs.

Après deux mois de retard, l’avis de concours est enfin publié en février 2016 et après deux mois seulement les épreuves écrites sur ordinateur commencent, ne laissant donc pas beaucoup de temps aux candidats pour étudier et se préparer en vue des épreuves. Cependant, même si on avait présenté le concours comme une opportunité, les candidats se sont bientôt aperçus que, au contraire, c’était une opportunité pour les exclure de l’école pour toujours : une épreuve écrite où les questions étaient tellement subjectives qu’il n’y avait pas de bonnes réponses mais auxquelles toutes les réponses étaient acceptables, un logiciel censé enregistrer les réponses avec de nombreuses failles de la sécurité et aisément manipulable de l’extérieur, l’absence des jurys,  le manque des grilles d’évaluation avant l’écrit et enfin… l’échange des épreuves écrites des candidats, avec certains d’entre eux admis à l’oral en vertu d’un devoir écrit appartenant à un autre candidat. Pour conclure, un taux d’échec qui atteint 100% pour certaines matières. En ce qui concerne le français, dans le Latium, ce taux a atteint 90%. Malgré les critiques provenant du monde de l’université et des experts de didactique et de pédagogie, le ministre de l’éducation et le premier ministre se sont évertués à déclarer que tout s’était bien passé, démontrant encore une fois, une obstination totalement aveugle. L’article ci-dessous est une traduction d’un article de Claudio Giunta, paru dans le quotidien italien Il Manifesto, qui analyse notamment l’épreuve écrite d’italien et identifie tous ses manques, manques qui appartiennent, hélas, au concours dans son ensemble.

 

 

 

Le sprint des professeurs d’Italien

(Sole24Ore du 28 Août 2016)

Par Claudio Giunta

Les résultats des épreuves écrites du concours pour enseignants ont été publiés et les chiffres sont alarmants. Plus de la moitié des 71.000 candidats (tous titulaires d’habilitation) ont été recalés, cela signifie que les postes offerts par le Ministère de l’Éducation Nationale ne seront pas pourvus et que pour la prochaine année il faudra faire appel aux remplacements confiés aux enseignants contractuels titulaires d’habilitations ou aux remplacements annuels. Il en résulte un concert de lamentations sur l’incompétence des futurs professeurs, sur les universités qui ne donnent pas de formation adéquate à leurs étudiants, sur le déclin de cette profession maltraitée, qui n’attire plus les meilleurs talents. Ce concert est aussi légitime : il vaudrait mieux que nombreux d’entre ceux qui aspirent à devenir enseignants (parmi les titulaires d’habilitation aussi) retournent à l’école parce que leurs connaissances ne sont pas suffisantes ; les universités ont du mal à combler les lacunes de préparation qui datent des années du lycée ou du collège ; il est aussi vrai qu’en ce qui concerne les matières scientifiques notamment, l’enseignement est souvent, pour les élèves les plus doués, le dernier choix. Cependant, si on veut donner un jugement plus équilibré sur ce sujet il convient de lire les consignes des épreuves écrites. C’est ce que j’ai fait pour les épreuves de lettres italiennes au lycée et j’ ai été abasourdi. Il s’agit de huit questions.

(1) Organiser “une leçon de deux heures” à partir du sonnet de Pétrarque La vie s’enfuit. La leçon prévoit l’analyse des thèmes, des images et du style « qui caractérisent la poésie de Pétrarque », ensuite une réflexion sur le rôle de Pétrarque dans l’histoire de la littérature, enfin il faut préciser « les mesures pédagogiques » destinées aux élèves à besoins éducatifs particuliers.

(2) À partir du poème La poulie du puits grince de Montale, créer un « contrôle conclusif » sur le thème de la mémoire « de Léopardi à Montale en passant par Pascoli, Gozzano et Ungaretti », en analysant des textes,  et en mettant en rapport « les différents ouvrages proposés et la poétique des différents auteurs »

(3) Réaliser “un bref recueil de lectures (trois ou quatre textes) d’auteurs italiens et étrangers autour du thème de l’étranger, de tout ce qui est différent, et plus en général de l’extranéité. Le choix de chaque texte doit être justifié par rapport à la classe et les liens entre les différentes œuvres choisies doivent être expliqués ».

(4) Préparer «une unité d’apprentissage de deux heures pour présenter la Constitution».

(5)Créer une unité d’apprentissage sur la « Densité et la distribution de la population ».

(6) A partir d’une phrase de Sciascia qui souligne l’importance de la littérature, réfléchir sur l’importance de la littérature (Le texte original du Ministère dit : « Mettez en évidence l’importance de la didactique de la littérature en vue de l’orientation en matière de formation de l’élève, en vous inspirant de la leçon de Sciascia ».

(7 et 8) Lire deux textes en langue étrangère et répondre à cinq + cinq questions à choix multiples afin de démontrer une bonne compréhension de ces textes.

Ce sont, comme l’on peut remarquer, des questions très complexes qui demandent des réponses bien argumentées. Moi, je ne saurais franchement pas indiquer, au pied levé, « trois ou quatre textes » sur le thème de l’étranger et du réfugié ; sur l’extranéité peut-être, à condition de donner à ce terme une connotation très vaste, des Fiancés d’Alessandro Manzoni jusqu’à l’Ulysse (ce serait la partie moins difficile car après il faut trouver des liens entre ces textes, juste comme dans la question suivante où il faut trouver les liens entre les ouvrages des auteurs en cause : le démon des liens faisait déjà fureur quand j’allais à l’école et je remarque, donc, avec regret que rien n’a changé. Ce sont, à mon avis, des questions plutôt absurdes, qui favorisent le dilettantisme parce qu’elles ne récompensent pas la connaissance réelle des textes et des auteurs mais plutôt ce « syndrome » de la formation humaniste, c’est-à-dire la connaissance de quelques notions (qui pourrait dire dans une petite dissertation des choses sensées sur le thème de la mémoire de Léopardi jusqu’à Montale en passant par Pascoli, Gozzano et Ungaretti ?) et l’autre « syndrome » de la formation humaniste, c’est-à-dire la rhétorique, ou l’hypocrisie, le pharisaïsme ou, quel que soit son nom, cette mauvaise vertu qui permet d’écrire sans jamais avoir de doutes, de petites pensées inspirées sur l’importance de la Littérature et de la Grande Leçon de Sciascia, ou sur la dignité des réfugiés et de tous ceux qui sont différents. Les questions sont même mal posées : parler de « leçon de Sciascia » sur la base d’une de ses phrases de vingt mots est hors de propos, et « Soulignez l’importance de la didactique de la littérature en vue de l’orientation en matière de formation de l’élève» c’est de l’anti-langue pure. Mais ce sont tous des détails et d’ailleurs on est conscient qu’au Ministère de l’Éducation Nationale Italien on écrit comme cela. Ce qui laisse stupéfait est la durée. Le temps à disposition pour développer l’épreuve est de 150 minutes, soit deux heures et demi. Moi, j’aurais su répondre décemment à deux, trois questions peut-être. Car il faut réfléchir, organiser le thème, écrire et – étant les premières versions toujours médiocres – réécrire. C’est tellement évident que j’ai téléphoné à deux candidats pour être sûr qu’il fallait vraiment répondre à toutes les questions et non pas, par hypothèse, en choisir deux. Non, toutes les six : vingt-cinq minutes pour chaque question, voire encore moins, parce qu’il y a aussi les réponses à choix multiples. Dix-huit minutes pour chaque question donc. Or, j’exclurais qu’une telle épreuve puisse être abordée décemment par quiconque, même par le meilleur spécialiste de littérature italienne dans la durée établie. Elle peut être abordée tant bien que mal, sténographiant un certain nombre de banalités, mélangeant des noms et des dates pour montrer d’avoir lu le manuel de préparation au concours, glorifiant la rencontre avec l’Autre ou l’importance de la Littérature, comme le disait Leonardo Sciascia ; mais vraiment rien d’autre que cela. Et donc : pourquoi ne pas donner davantage de temps aux candidats ou pourquoi ne pas donner moins de questions, ou donner la possibilité d’en choisir deux parmi de plus nombreuses, permettant ainsi de faire peu mais bien et pas beaucoup et mal ? Cela n’est pas une question rhétorique : je pense et j’espère qu’il y a une ratio, mais j’ai du mal à la comprendre.

 

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2016 Teachers competitive examination: too many dark sides and nothing clear so far.

The following article was originally written by Sara Piersantelli, president of CNT, an association of TFA certified teachers.

The CNT is active to fight for the TFA certified teachers rights and to raise awareness of their peculiar situation.

The critical situation of the Italian teachers is notorious abroad. Yet TFA certified teachers are a specific category which is unfortunately little known, even among school staff members.
A TFA certified teacher is a teacher who has a certification called T.F.A., acronym for Active Training Internship, thus he/she is a State certified teacher. In order to access the course he/she had to overcome a three-test selection, the first of which was a national selection that only 10% has been able to pass.
After a year course, University exams included, he/she had to do a training in the school with a dedicated trainee and finally he/she had to face a final exam and produce a dissertation.
Despite the evident selection, TFA certified teachers have been the first certified teachers to be excluded from a recruitment plan. In order to obtain a long-term contract they have been forced to sit for a new selective competitive examination.

We are teachers. We love teaching and we accept the daily struggle that has become part of this job: we are underpaid and have a short-term contract, we have to fill in piles of forms, we are often considered failures by the society, we need to manage crowded classes, we need to provide personally for the school lack of material…
Yet the moment has come for us to stand up and say “No!” “We can’t stand it anymore!”
What has happened? We have been imposed a controversial school reform, then we have been ‘asked’ to sit for a competitive examination to become long term teachers. We have just been through a highly selective one a couple of years ago but they decided that it isn’t enough. Not anymore at least.
Thus we sat for this other selective examination then. We are resilient people after all. The whole organization immediately appeared to be difficult for them. The official announcement has been postponed so many times that has become a popular joke.
Then the day of the first written tests arrived, the Committee of examiners and the evaluation grid was missing in most cases, but the Education Ministry reassured the nation that everything went smoothly.
Suddenly one day something incredible happened: a picture of the computer-based written test appears in some social network. It’s not some example provided by the Ministry, it’s a picture taken during the test. How could it be possible?
Sara Piersantelli made an accurate report of what happened, as we know so far.
(For further info on CNT please visit http://www.coordinamentonazionaletfa.com/, watch on youtube (

) or email to abilitati.tfa@gmail.com)


2016 Teachers competitive examination: too many dark sides and nothing clear so far.

http://scenarieconomici.it/concorso-docenti-2016-ancora-troppe-ombre-e-nessuna-trasparenza-di-sara-piersantelli/
By Sara Piersantelli – translated into English by Barbara Celena
It’s been a few week since the last ‘computer-based` written tests that candidates have been asked to sit for, from 28 April to 31 May.
Six open-ended questions and two excerpts in English with 5 sub-questions each, to be fulfilled in 150 minutes.
A test which puzzled a lot, both for its clear lack of balance between task and time to accomplish it and for the evident weaknesses in the MIUR (Italian Education Ministry) organizational structure.
Several complaints by the teachers represented by CNT (National Association of TFA certified teachers) have followed, yet the Miur has only replied ambiguously with incomplete reassurances.
Despite the information requests regarding the security protocols for the computer based test, there have been many witnesses of unsaved answers, unofficial memory sticks (not provided by the Ministry) used to transfer the tests to the examination board, sudden black-outs, and finally the widespread availability in the social networks of a picture showing a PC, with the examination dedicated programme running in the middle of the test.
The picture could raise doubts about the reliability of the person who decided for this particular procedure for the written test and would represent a huge shadow on the validity of the whole IT procedure the Miur adopted in order to grant the IT security and the legitimacy of the examination.
The examination took place in the several school labs all over Italy, each with its – mostly poor – hardware, software and network equipment. With such heterogeneous conditions it is not possible to grant the minimum security standards.
The designated classrooms are indeed attended every day by hundreds among students, technicians and the same teachers that sat for the examination.
Tests fulfilled for the first time with such modality, marked by several flaws and contradictions. The one we are pointing out would be certainly ratify a technical incompetence well beyond what the teacher can stand.
Let’s go on step by step.
It turns out from the analysis of the picture that it can’t be a software testing screenshot (from its Beta version provided in advance to the lab technicians in order to check its functions). In fact the question clearly showed in the screen is one of the four English questions provided for AD04 subject certification.
Thus it is the real examination test. Now, the event that one of the candidates taking a picture during the examination, working around the vigilance committee, seems to be, after a deep investigation, the best-case scenario, for several reasons, but definitely unlikely.
First of all, for the technical modalities of the test it was impossible to switch the software to another kind of view because the detach of the Cineca application had a secret code (ctrl+ other keys) and thus extremely difficult to improvise, and known to the technical staff only.
Then the text, as stated before, has been recognised as the original one, so were the answers.
A hypothetical forger could have never recollected everything and re-created it. Considering the MIUR has never published the questions of any examination test, it is impossible to think the picture shows a forged text. In addition, having seen the test software screenshot (http://www.professionistiscuola.it/concorsi/2118-concorso-docenti-2016-prova-computer-based-in-esclusiva-su-psn-tutti-i-dettagli-e-le-immagini-dell-applicativo-miur.html ) the hypothesis of a software test must be excluded.
For all the above reasons the photomontage hypothesis appears to be unlikely. Such an editing would only possible to be realized with an interminable work and with material which is virtually impossible to get.
After a deeper analysis of the picture, and paying attention to the top left corner of the active window, it can be noticed that the shell shows the programme name, probably the famous VNC Viewer (https://www.realvnc.com/download/viewer/).
If our hypothesis is to be confirmed the following link (https://www.youtube.com/watch?v=Xq-mHC9JYwY) could give a clear idea of what the programme is able to do.
VNC Viewer is indeed a software that, properly configured, allows the remote access to one or more computers connected to the internet. You just need to install it in the computer you want to control and, later, on another workstation somewhere else – also outside the lab – it can be used as a controller. Thus whoever works on the second workstation is able to use the first one in total freedom.
It is extremely likely that a candidate, once known the schools hosting the examination, might have installed (or made someone have installed it) VNC on all computers in the labs, being the seat still unknown. We need to remind that all candidate knew the location of their examination in advance.
At the established time, then, an “accomplice” could have easily connected from home to all the computers in the examination classroom (and here there in an endless numbers of possibilities such the chance to manipulate the answers of all the other candidates) and could have waited for an agreed signal – for example typing a key word in the blank for the open-ended questions. From that moment on he could have been in control and answered himself in place of the candidate, or he could have the questions, waited for the candidate to answer and then have corrected them.
It is essentially impossible for a supervisor to realize what is happening, as already said, the remote operator has full control of the computer. He can do whatever he wants.
CNT is aware it is still possible the picture has been counterfeited and the whole story could reveal a fake.
Yet this doesn’t mean the Ministry has not to answer the following question: How did the MIUR grant the impossibility to access the workstations used for the teachers competitive examination?
Once asked the Ministry only replied “it is not possible to use VNC client in the examination workstations (installed in some labs for the ordinary management) because in the examination days the workstations have been disconnected from the net by the Classroom supervisor/Vigilance Committee. Thus, even if installed it cannot be used from a remote connection.”
Such a declaration is openly contradictory – it admits it is installed in the workstations but it is impossible to use it, why? – moreover it doesn’t offer any explanation about it. Once confirmed it would only support the Association concern since it admits the presence of the VNC software in the labs, as a matter of fact, given its wide use in the schools net systems.
The Ministry thus admits it can be already installed in the computers used for the examination. That just makes the dreaded event more plausible.
Furthermore the term Net (capitalized) let us think the workstations have been “presumably” disconnected from Internet (the Net par excellence) – if only the supervisors in charge diligently remembered to do it and if practically possible, due to the variety of net architecture in the hundreds of school labs in Italy – but not from LAN, the single school local network, allowing a connection from a second computer in the same building.
Following the poor reassurances from Miur, last 3rd June CNT has reported the fact to the Public Prosecutor which has started the due investigations.
All things considered then, if the remote access was not real but even only possible, there is a possible par condicio violation that could bring to one or more offences and for all the candidates the right to repudiate their own tests as potentially manipulated during, before or after the examination.
Due to the problems observed we are questioning the Authority requirements for the data protection regarding the lab security used for the examination, we wonder if the Employer has provided, in each classroom all around the nation, for a system/net administrator officially appointed and if the system adopted to control access to the single workstations, offline as well, keeps track of the activities performed, logging them (in an appropriate log file) in a manner which is both certain and unmodifiable.
Indeed if these security standard were not granted, one may underline there is not a protection system for the sensitive data process such as those involved in the selective procedure, essential requirement for the whole competitive examination structure that was not able to ensure the performance of the test as per law requirements.
What concerns most is the silence on the whole situation. No media has spoken about it, except for Il Fatto newspaper, and no politician has never asked the Miur for an explanation. What about the Unions? There hasn’t been any vital sign from them for ages as far as it deals with the school temporary employees.
It seems this competitive examination must go on. For everyone. No matter how.